Comment c'est arrivé, la genèse de l'heureuse rencontre
Il y a quelques années, un couple venant de Belgique, se présente en mairie.
Ils veulent se rendre à la ferme de La Pêcherie, ferme dans laquelle le grand-père (appelé Pêche) a travaillé à la fin de la première guerre mondiale.
Le papa est né en 1922 à La Pêcherie, ainsi que ses oncles et tantes.
C'était la période où de nombreuses personnes venaient de l'étranger participer à la reconstruction de notre pays.
J'ai rencontré Monsieur et Madame Bruneel à plusieurs reprises et ai été informé de la présence du lieutenant De Gaulle à Pontavert au début de la première guerre.
M. et Mme Bruneel ont créé le Rassemblement pour l'Europe (RPE) en 2001 suite à une inspiration gaulliste. Aujourd'hui il a évolué vers le Rassemblement International pour la Divine Paix ( RIDP). Encouragés par les Présidents Chirac, Nicolas Sarkozy, Hollande et Emmanuel Macron ils ont coopéré avec l'Union Européenne, notamment en proposant un défilé européen et un colloque sur le Général de Gaulle au Palais des Académies à Bruxelles. C'est en étudiant le parcours de Charles de Gaulle lors de la Première Guerre Mondiale qu'ils furent agréablement surpris d'apprendre que le lieutenant avait séjourné à Fumay et Haybes avant d'être blessé sur le pont de Dinant le 15 août 1914 lors de son baptême du feu. M. Bruneel passait ses vacances d'enfance dans ces lieux avant de s'y marier et d'acheter une maison au 1 rue du Général de Gaulle à Fumay qui sera le siège français du RPE.
Je reproduis ici une partie d'un article écrit par Monsieur Bruneel se trouvant sur le site Rassemblement pour l'Europe (Belgique)
" Ce 18 octobre 1914 s'est produit à Pontavert un évènement prodigieux dans l'histoire de l'humanité qu'encore aujourd'hui pratiquement personne ne connaît.
Un illustre inconnu, le lieutenant de Gaulle, venant de Cognac et de Paris arrive à Pontavert.
Cet illustre inconnu a appris son métier de soldat à Arras au 33ème régiment d'infanterie commandé par le colonel Pétain.
Il est affecté à la 11ème compagnie placée sous les ordres du capitaine Maës et commande la première section, soit une soixantaine d'hommes.
Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France et le lieutenant de Gaulle est mobilisé pour participer à la première guerre mondiale. Il se rend à la gare d'Arras pour rejoindre Hirson et pour affronter l'ennemi qui a violé la neutralité de la Belgique.
Son régiment se met en marche à Saint Michel et se rend à Maubert-Fontaine, là où Napoléon a dormi le 19 juin 1815 à l'hôtel du Grand Turc, pour arriver à Bourg-Fidèle. Ensuite leur chemin passe par Rocroi l'Etoilé où eu lieu l'importante bataille de 1643 signant la fin de la période espagnole avec le départ du général Fontaine.
Le régiment cantonne quelques jours à Fumay et à Haybes avant de passer la frontière. La rencontre avec l'ennemi aura lieu le 15 août à Dinant. Après quelques minutes la guerre est déjà terminée pour le lieutenant de Gaulle qui est blessé à la jambe sur le pont traversant la Meuse.
Un notaire de Philippeville le conduit chez sa sœur à Charleroi où il est mis dans le train pour être soigné à l'hôpital Saint Joseph à Paris.
Après deux bons mois de convalescence le lieutenant de Gaulle est de retour au front à Pontavert. Il reprend contact avec le colonel en buvant du champagne dans le secteur de La Pêcherie. La ferme de La Pêcherie est un lieu stratégique sur le chemin des Dames lors de la première guerre mondiale.
Dés le 22 septembre, l'état major du 1er corps d'armée donne l'ordre général de reprendre la Ville aux Bois en face de La Pêcherie où de violents combats ont lieu.
La ferme de La Pêcherie constitue la tête de pont de Pontavert où se trouve le poste de commandement de la 4ème brigade d'infanterie, ainsi qu'un poste de secours et un cimetière.
Le lieutenant de Gaulle combattra à Pontavert jusqu'au 30 décembre 1914.
Après avoir été blessé lors des terribles combats de Mesnil-les-Hurlus le 10 mars 1915 et une nouvelle convalescence il revient au front à Pontavert le 11 mai 1915, jusqu'au 31 décembre 1915.
Entretemps il a été nommé capitaine et il entreprend des ouvrages de tranchées dans le bois Marteau en face de La Pêcherie.
Envoyé à Verdun il sera blessé le 3 mars 1916 et terminera la guerre prisonnier en Allemagne après plusieurs tentatives d'évasion.
Ainsi, le plus illustre des Français pour l'histoire, le Français auquel on se réfère le plus en ces temps troublés en France, l'Européen le plus influent au moment du démarrage de la construction européenne après le traité de Rome de 1957.
Le français qui sera certainement le plus influent demain avec les G…. a pratiquement passé toute sa première guerre mondiale à Pontavert.
Comme l'écrit si bien Frédérique Neau-Dufour dans son ouvrage “La première Guerre de Charles de Gaulle” aux éditions Tallandier. "On peut dire que le Charles de Gaulle de 1940 est né en 1918. Tout ce qui permettra à cet esprit hors norme d'éclore, germe à la faveur du premier conflit."
Ainsi, en ces temps troubles, où des institutions millénaires telles, que l'église, la royauté, la république, vacillent et ou d'autres de nature impériale émergent, serait-il de circonstance de s'inspirer d'un illustre personnage qui dès ses 24 ans a connu le pire pour terminer dans le meilleur en œuvrant pour la Paix et avec l'admiration de son peuple.
Ses conseils données à Ben Gourion pourraient certainement permettre au Proche-Orient de retrouver la sérénité.
Son discours prononcé à Lille le 29 juin 1947 pourrait inspirer l'Europe et ses grands leaders, dont les présidents Scholtz et Macron, à jouer son rôle “d'élément d'équilibre de la Paix”
Son respect pour la Russie et son peuple pourrait inciter Poutine, qui a témoigné une grande sympathie pour son fils Philippe
à emprunter le chemin de la Paix négociée.
Le prochain G20 se tiendra au Brésil. Espérons que les Dieux présents seront inspirés par l'esprit de l'illuminé qui a initié cette nouvelle institution lors de la conférence au sommet de Paris en 1960".
Jean Marie BRUNEEL (Rassemblement Pour l'Europe)
Encouragés par ces heureux hasards M. et Mme Bruneel ont découvert les études de M. José Bil consacrées au 33e régiment d'infanterie caserné à Arras. Après un bon repas à Arras, une amicale coopération est née entre eux et M. Bil nous a proposé l'étude suivante sur le lieutenant puis capitaine de Gaulle à Pontavert.
S'en est suivi une fructueuse rencontre à la caverne du Dragon avec M. Viltart dont les remarquables recherches nous permettent de croire que de Gaulle s'est rendu à la Pêcherie et sûrement dans la cave.
Monsieur Viltart nous a permis ( ? ) de reproduire son article " CHARLES DE GAULLE au Chemin des Dames " paru dans la revue La Lettre du Chemin des Dames éditée par le Département de l'Aisne en octobre 2015. Nous l'en remercions vivement
Contributeurs
Il me faut remercier ici, les contributeurs des informations publiées dans cette publication sur Charles de Gaulle à Pontavert.
- Monsieur José BILL, spécialiste du 33ème RI
- Franck VILTART, historien, chargé de mission au Conseil Départemental de l'Aisne et rédacteur en chef de “La Lettre du Chemin des Dames”.
- Monsieur et Madame BRUNEEL pour leur aide à la rédaction de cette publication.
Charles de Gaulle et la guerre
La Première Guerre mondiale “m’a laminé l’âme” aurait confié Charles de Gaulle à Geneviève, sa nièce, en 1945.
La pensée militaire et politique de l’homme de la France Libre a été en grande partie forgée pendant la Grande Guerre.
Si l’on a retenu de l’expérience de Charles de Gaulle, sa capture à Douaumont devant Verdun, en mars 1916,
ou sa captivité en Allemagne jusqu’en 1918, peu d’éléments sont venus rappeler la plus grande partie du temps passé
au front par le jeune officier du 33e RI, en 1914 et 1915, au pied du Chemin des Dames.
“Avant de faire la guerre, Charles de Gaulle l’a rêvée. Il l’a rêvée puissamment, avec toute la force d’un enfant que captive le récit des grandes épopées”, selon l’historienne Frédérique Neau-Dufour.
Pétri de littérature et d’histoire, le jeune de Gaulle embrasse la carrière militaire dans l’espoir de prendre part au conflit qu’il sent tout proche.
Il entre à l’école militaire de Saint-Cyr et sort 13e de la promotion “Fez” 1912. “Après Saint-Cyr, écrit-il, je fis, au 33e régiment d’infanterie, à Arras, mon apprentissage d’officier. Mon premier colonel, Pétain, me démontra ce que valent le don et l’art de commander.”
En 1913, de Gaulle est très bien noté par son supérieur, faisant preuve d’une habilité au commandement. Il conduit parfaitement sa section aux manœuvres au camp de Sissonne dans l’Aisne, sans savoir qu’il allait revenir combattre non loin de là par la suite.
Charles de Gaulle a 23 ans en 1914, lorsque la guerre éclate. Lieutenant, il prend le commandement de la 1ère section de la 11e compagnie du 33e RI. Dès le 1er août 1914, il prend le commandement de la première section de la 11ème compagnie du 33ème RI.
Dés le 1er août il commence un carnet de guerre, conscient d'entrer sur les territoires de l'histoire.
“Quand je devrai mourir, j’aimerais que ce soit sur un champ de bataille ; alors qu’on porte en soi l’âme encore tout enveloppée du tumulte enivrant que souffle le combat, et du rude frisson que donne à qui se bat le choc mâle et clair de l’épée”.
Charles de Gaulle, 1908
L'entrée en guerre et début du conflit
L'entrée en guerre
Le 33ème RI fait partie de la 5ème armée, premier corps d'armée, deuxième division.
Deuxième division formée des 3ème brigade avec les 33ème RI et 73ème RI et la 4ème brigade avec les 8ème et 110ème RI.
Début du conflit
3août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France !
Charles De Gaulle était déjà à Arras au 33ème RI.
Le 6 août, les troupes marchent vers la gare d'Arras.
Dans la nuit du 6 au 7 août, le bivouac est planté à 3km d'Hirson à Saint Michel.
Après 70 km de marche, on campe à Maubert-Fontaine puis Bourg-Fidèle dans les Ardennes.
9 août, cantonnement à Hiraumaont.
10 août, Fumay.
Le 15 août, Charles est blessé par balle à la cuisse lors de la tentative de franchissement par sa section du pont de Dinant.
Charles est soigné à Paris, hôpital St Joseph, puis en rééducation à Lyon et convalescence à Cognac.
Le 33ème RI séjournera du 16 au 23 août en réserve près de Dinant.
Le 31 août, le régiment fait mouvement dans le département de l'Aisne et effectue un repos à Pontavert le 1er septembre 1914.
Le samedi 5 septembre, ordre est donné au régiment de marcher vers Reims.
Le 33ème RI participe à de rudes combats sans cartouche du 13 au 19 septembre.
Ils sont relevés par le 69ème bataillon de chasseurs.
Après deux jours de repos, le 22 septembre le régiment prend position dans la zone de Pontavert / Chaudardes.
De la guerre de mouvement à la guerre de position
Les stocks de munitions diminuent de manière plus qu'inquiétante, on allait bientôt devoir se battre sans cartouche !
Les offensives d'octobre sont différées au maximum.
En attendant la reconstitution du stock de munitions, les armées n'ont d'autres alternatives que de se protéger.
Extraordinaire, les deux armées se mettent à creuser, à creuser frénétiquement, 10 millions de sapeurs !
C'est la fin de la guerre de mouvement de 1914, la guerre des tranchées va se mettre en place.
Pontavert - La Ville aux Bois / Septembre-Décembre 1914
Après les combats d'août et septembre, c'est l'ensemble de la Vème armée qui est redéployée sur le secteur de la Ville aux Bois et Pontavert.
Le trait orange sur la première carte marque la ligne de front entre Français et Allemands.
La 3ème brigade, donc le 33ème RI sera positionné à Pontavert, la 4ème brigade va dans le secteur de La Pêcherie.
Lorsque le régiment arrive à Pontavert, c'est un village dévasté qu'ils vont découvrir.
Les troupes franco-britanniques vont stopper l'avancée allemande.
La retraite allemande va déclencher la bataille de l'Aisne.
15 septembre, attaque de La Ville aux Bois par les allemands détruisant au passage la ville de Pontavert.
Au centre, une autre attaque se produit au nord deCraonne.
Le front se stabilise et les allemands se retranchent sur les hauteurs de l'Aisne.
Ainsi débute la guerre des tranchées.
12 novembre 1914, Pontavert, village défiguré
Au lendemain de son installation dans le village de Pontavert qu'il situe à distance raisonnable de Berry-au-Bac et de Corbény, le lieutenant Charles de Gaulle décide de visiter les lieux et est particulièrement frappé par l'ampleur des dégâts qui défigure ce qui devait être un joli lieu avant que les armes parlent.
Il écrit dans un carnet :
“ Été faire un tour de Pontavert notamment dans la maison Walbaum. Quelle misère ! Cette jolie et élégante villa est à demi-éventrée par les obus. Une bombe au milieu du jardin. Tout est sans dessus dessous, ce qui ne fut pas chapardé est gâché, brisé, détruit.Partout des trous d'obus.”
De Gaulle constate que le secteur est la cible de tirs destructifs et que l'ennemi sait que la présence des troupes françaises y est avérée.
Pontavert, avant et après les bombardements
Charles de Gaulle et le 33ème RI à Pontavert
Le QG de la 2ème division se trouve àChaudardes.
Au nord à 2 km se trouve La Ville aux Bois, en secteur allemand.
A 5 km se situe Craonne et un peu plus loin, le Chemin des Dames.
23 septembre, situation pour le 33ème RI
- Le 2ème bataillon (Commandant Momenteau) est mis à la disposition du 73ème RI.
- Le 1er bataillon (Commandant Verwaerde) vient prendre sa place au Bois-Carréaux abris de la route de Soissons à l'ouest du château dePontavert.
- Le 3ème bataillon (Commandant Grasse) partie nord-ouest du bois des Buttes qui relie le régiment au 8ème RI vers le lavoir et dans la zone de la Sapinière, en soutient.
Du 25 septembre au 10 octobre, le régiment organisa son secteur sous le feu allemand.
Le commandant Verwaerde et le lieutenant Beaucourt y perdront la vie.
On dénombre plus de 50 blessés.
Période du 1er au 10 octobre 1914
Dans le journal de marche, on lit :
Continuation de l'occupation méthodique.
Reconnaissance vers le village de la Ville aux Bois. Préparation de pistes éléments de travaux permettant de passer à l'établissement d'une ligne de défense.
Mais l’état-major envisage une nouvelle attaque du mois d'octobre.
En effet il constate que :
Fin septembre 1914, à l'issue de la bataille de la Marne, les troupes françaises ne sont pas parvenues à prendre le plateau du chemin des dames. Alors que les allemands tiennent les villages de Craonne, Corbény, et La Ville aux Bois, les Français ont réussi à se maintenir dans les zones boisées, au nord de la rivière Aisne, entre Berry au Bac et Pontavert.
Ils occupent le Bois de Beau Marais.
Le Bois des Buttes dont une partie, tenue par les deux camps prend alors le nom de "Bois franco-allemand".
L'attaque de la deuxième DI depuis Craonne jusqu'au Choléra durera du 12 au 16 octobre et n'amènera que peu de changements.
Les 13, 14 et 15 octobre
L'attaque se poursuit, notre ligne atteint l'angle des routes à une distance moyenne de 100m des premières maisons de La Ville aux Bois.
Les fractions de droite, moins heureuse, sont prises d'enfilade et doivent faire face à l'est et ne peuvent progresser.
Le 8ème RI, pour la même raison, a vu son attaque enrayée et n'a pu progresser dans cette zone. Le terrain conquis est aussitôt, organisé, aménagé.
Le 33ème va déplorer 11 morts.
Le travail de creusement des tranchées reprend alors que l'automne et ses nombreuses averses rendent les pelletées de plus en plus lourdes.
Du 17 octobre au 5 novembre
La situation est sans changement.
Les hommes sont occupés à aménager leur secteur et effectuent des patrouilles de reconnaissance sur tout le front.
Les allemands se signalent par une action assez vive de leur artillerie dans tout le secteur.
Et c'est à cette période que Charles de Gaulle retourne au régiment.
Le 17 octobre 1914, après une convalescence à Lyon et un passage par le nouveau dépôt du 33e RI à Cognac, Charles de Gaulle réintègre son régiment près de Pontavert, au pied du Chemin des Dames. Il y reçoit le commandement de la 7e compagnie qui est arrivée sur place le 22 septembre. Trois jours après, le régiment reçoit 1000 hommes pour compléter ses effectifs décimés par les combats de Dinant et de Guise. L’installation entre Craonne et Berry-au-Bac, au Bois des Buttes, se fait sous le feu allemand.
Le 2 octobre 1914, le commandant Verwaerde, chef de bataillon du 33e RI, est mortellement blessé, avant d’être enterré à Roucy. Le 23 octobre, le lieutenant de Gaulle note : “réveillé à 6 heures par un obus de 105 qui éclate dans un arbre, à trois mètres de ma casbah. Quel chahut !
Le 4 novembre, il écrit : “Il me faut regagner la compagnie à quatre pattes dans les boyaux, car des centaines de balles passent au ras des parapets. L’artillerie s’en mêle et c’est un ba-rouf épouvantable.” La guerre s’enterre sous le regard du jeune officier et les opérations auxquelles il participe se limitent à de simples coups de main, pour quelques mètres de tranchées, parfois au prix de lourdes pertes. Cette guerre d’un nouveau genre le contrarie, il écrit à son père le 15 novembre : “Nous faisons la guerre de sape et occupons de temps en temps une tranchée ennemie, mais à cinquante mètres derrière, il y en a une autre.
De temps en temps, la nuit surtout, ou au moment des relèves, fusillades épouvantables d’une tranchée à l’autre, sans aucun résultat bien entendu. [...] En première ligne, très peu d’obus [...], mais en deuxième ligne et en réserve, force coups de canon dont on se garde le mieux possible en s’enfonçant sous terre. Tout le monde est gaillard et disposé à l'offensive.
Retour de Charles au front
Retour de Charles au front, les tranchées.
Le 02 octobre 1914, il était transféré de l'hôpital de Lyon à Cognac en convalescence
pour 2 semaines.
C'est regonflé à bloc qu'il accueillit l'expertise du médecin l'autorisant à rejoindre son
unité sur le front. Nous étions le 15 octobre 1914.
Parti le 15 octobre 1914 de Cognac, il transite par Paris et rejoint le 18 Ventelay où
se trouve le Q.G du 1er Corps d'armée. Il lui faut 3 jours pour rejoindre son bataillon.
Le soir, en route pour Chaudardes où est la division. Il y rencontre le général Brulard
qui commande la 3ème brigade depuis le 21 septembre et qu'il trouve très aimable.
“DÎner à Chaudardes” Ils y font un copieux repas avec du vin nouveau apporté par
le lieutenant de Saxcé revenu, comme lui de convalescence.
La reprise des opérations
Le 18 octobre 1914, il prend le train régimentaire qui s'arrête à Pontavert.
Il y est reçu, au champagne, par le colonel qui lui annonce la 7èmecompagnie 2ème
bataillon.
Le commandant Batbedat, remplace le commandant Vautrain à la tête du 2éme
bataillon mort le 18 septembre. Il couche chez le commandant Batbedat.
Pendant plusieurs jours, il va se familiariser à cette guerre de position, sa compagnie
étant affectée en seconde ligne.
“Le 19 octobre 1914, réveil au canon. Puis tous aux tranchées voir les camarades”
Et jusque mi-novembre, c'est l'inaction qui domine. Le 13 novembre, il apprend que
son colonel, Stirn est appelé à d'autres fonctions et c'est le commandant Batbedat
qui prend le commandement du 33ème jusqu'à l'arrivée de son successeur, le colonel
Claudel qui prendra ses fonctions début décembre.
Voilà ce que nous dit Charles de Gaulle de son retour au 33ème•
"Les Allemands tiennent toujours La Ville-aux-Bois L'activité de l'artillerie des 2
camps sera quasi quotidienne jusqu'au 30 octobre."
C'est alors qu'il reçoit l'ordre dans la nuit du 30 au 31 de se tenir prêt à une attaque
de l'ennemi. Fausse alerte et l'ennui gagne son bataillon.
Le 12 novembre, Charles, installé dans le bois de Pontavert va faire un tour à
Pontavert où il constate l'ensemble des dégâts subis par la bourgade.
Du 17 octobre à mi-novembre, situation sans changement.
Le 20 novembre, le régiment quitte Pontavert.
Début décembre le 33ème est relevé par le 123ème R.I et envoyé dans un autre
secteur. Du 10 au 15 décembre 14, ils s'installent dans les villages de Hourges,
Vendeuil et Crugny situés à 15 km à l'ouest de Reims
De Gaulle au Bonnet Persan
De Gaulle au Bonnet Persan
- Fin novembre 1914, le lieutenant Charles de Gaulle (33e RI) s’ennuie dans cette nouvelle guerre de position qui l’oblige à attendre et attendre encore …
- « Étant à la cote 87 [Butte de l’Edmond, NDLA] je décide une reconnaissance approfondie d'un petit bois dénommé le Bonnet Persan, à mi-chemin entre Corbeny et moi, entre la tranchée des Allemands et celle du 73e. Divers renseignements concordent pour affirmer que les Allemands y travaillent la nuit. J'y envoie une section, Desnoyelles, à 6 heures du soir. […] Desnoyelles envoie 3 patrouilles, une à droite du bois, une droit dessus, une à gauche. Celle de droite aperçoit bientôt une vingtaine d'Allemands (il fait un clair de lune splendide) travaillant paisiblement hors du bois et vers la droite. Les autres voient des sentinelles apparaître en plusieurs points du bois. Les patrouilles se rapprochent encore, elles sont ou vues ou entendues, car sur un appel d'une sentinelle les travailleurs rentrent précipitamment dans le bois, puis plus rien. Tout à coup, la patrouille de droite aperçoit une ligne nombreuse de tirailleurs allemands qui, partant du bois, commence déjà à l'envelopper en rampant. Elle prévient les autres et se carapate à quatre pattes. Dans tout cela, pas un coup de fusil. Ce que voyant les Boches regagnent le bois. J'arrive sur ces entrefaites sur le terrain, voulant me donner les allures du deus ex machina. Je porte en avant toute la section de Desnoyelles mais tout doucement, le fusil chargé et une bonne patrouille à 200 m sur chaque flanc. Nous voici à 300 m du bois toujours sous un clair de lune implacable. J'arrête là et fais commencer la tranchée. Les hommes assez émus travaillent avec entrain. Avant le jour la tranchée est finie et très solide, la section Desnoyelles peut y vivre confortablement tout un jour. Entre-temps, l'ennemi nous entendant travailler et, inquiet, allume toutes les heures une petite meulette d'avoine dont un champ voisin est plein. Mais n'étant évidemment pas couvert lui-même et très désireux qu'on lui fiche la paix, il ne tire pas un coup de fusil. »
- De Gaulle souhaite aussi construire un boyau entre cette tranchée et celles du 73e pour que les Allemands abandonnent le Bois Persan sous la pression constante des Français. Cependant, son commandant lui fait la réponse suivante :
« “Bien ! Mais n’entreprenez rien ainsi dans le secteur. Vous amènerez des conflagrations. Laissez l'ennemi tranquille au Bonnet Persan, puisqu'il nous laisse tranquille chez nous !” J'avais envie de lui répondre : “ Mais le Bonnet Persan c’est chez nous et bien plus loin encore, jusqu'à la Meuse et au-delà ! ” Je ne répondis rien. À quoi bon ! »
(Charles de Gaulle, Lettres, notes et carnets 1905-1918, Plon)
Bois des Boches
A partir de septembre 1914, comme son nom l’indique, la forêt est entièrement sous contrôle allemand, prolongée à l’ouest par le « Petit bois des Boches » puis le « Bois franco-allemand » où passe la ligne de front (contrairement à aujourd’hui, un court espace non boisé le sépare de son voisin, le Bois des Buttes).
- Le secteur est parcouru d’un important réseau de tranchées, notamment dans sa partie sud où il forme un saillant.
- Côté français, ce sont les 201e et 284e RI (2e DI) qui aménagement à l’automne 1914 puis pendant l’hiver le front qui longe la lisière occidentale du bois.
- A cet endroit, la limite entre les deux armées n’est pratiquement pas du tout modifiée jusqu’à l’offensive Nivelle, malgré la forte attaque allemande sur le voisin Bois des Buttes en mars 1916.
La Ville aux Bois
Dans la nuit du 18 au 19 mai, le régiment relève les fractions du 127e R.I. dans le
secteur de la Ville-aux-Bois, Bois Des Buttes, Bois Franco-Allemand, cote 87 devant
Pontavert. A 100 mètres à peine des tranchées allemandes, soumis journellement à
un bombardement par Minenwerfer, le 33e s'organise, creusant des tranchées,
bâtissant des abris, installant créneaux et postes d'écoute, créant des défenses
accessoires et patrouillant sans cesse dans le « No man's land ». Le 2 juillet, il
appuie vers l'ouest dans le bois de Beau-Marais, situé devant Craonne, au pied du
Chemin des Dames. Dans l'eau jusqu'aux genoux, ne pouvant creuser de boyaux, il
construit des gabionnades.
C'est au milieu de cette période que Charles part, le 1er juin 1915, pour ce qu'il
appelle sa troisième campagne.
Il lui faut 12 jours pour rejoindre son unité où son chef de corps, Boud'hors l'accueille
chaleureusement.
Le 33ème est alors, à nouveau; stationné dans l'Aisne dans la région de Pontavert-
Berry-au-Bac, à mi-chemin entre Reims et Laon. Charles retrouve son poste
d'adjoint du chef de corps. Le lieutenant Desaint l'avait remplacé temporairement à
ce poste. Il est nommé à la tête de la 10ème compagnie.
A son retour, il peut remarquer que le secteur où il revient en campagne est plutôt
calme. Il faut pourtant continuer à patrouiller, faire des repérages. Missions que
Charles effectue à la tête de sections jusque mi-juillet. Le reste du temps, Charles est
tout occupé aux travaux d'entretien et d'aménagement des tranchées, installant des
abris, des postes d'observation. De Gaulle se fait remarquer par les constructions
qu'il dirige.
Ces fortifications prendront le nom d"Ouvrages de Gaulle' de par leur
originalité. Comme il l'a écrit le 11 juillet 1915 dans "Lettres notes et Carnets 1905-1918" page 184.
Ces ouvrages sont situés à la limite du Bois des Buttes face au Bois des Boches.
Charles écrit ensuite dans ses notes que rien de saillant ne s'est passé dans le secteur qu'il occupe.
Le 17 juillet, le 33ème est relevé par le 73ème et vont à Treigny, Prouilly et Priez pour se reposer un peu mais aussi pour effectuer le nettoyage de leurs effets et prendre des douches.
Il revient rapidement dans le secteur du Bois des Mines en cette deuxième partie de juillet.
Le régiment vit alors une période intermédiaire en cet été 1915. Un peu le calme entre 2 tempêtes. La raison en est assez simple. Le 33éme a perdu plus de la moitié de son effectif.
Cette période est le temps nécessaire pour intégrer les nouvelles recrues avant de les envoyer à leur “baptême du feu”.
Être à l'arrière est une période à part dans la vie du soldat. Il y a les temps libres qui alternent avec les périodes de travaux.
Ce sont des moments rares.
Cet été 1915, voit le 33ème aménager le secteur où il se trouve.
Le secteur de ces travaux s'effectue au sud du Bois de la Mine et à la lisière du Mont Doyen.
Le Bois de la Mine, doit son nom à une opération du 8ème RI qui a pour mission, appuyé par la première section, de s'emparer à la faveur d'une explosion de mine, de la corne sud-est du bois de La Ville aux Bois.
L'opération réussie pleinement.
Il exécute des liaisons entre les Ouvrages Desaix et Jeanne d'Arc. Il améliore les
réseaux et moyens de communication allant des abris aux tranchées de combat
comme la Tranchée Le Forestier qui traverse le Bois de la Mine au Mont Doyen.
Des abris et postes de guetteurs sont érigés et accompagnent les creusements de
tranchées (plus de 100 mètres).
Les travaux sont effectués en alternance avec des missions de patrouilles proches
des lignes allemandes.
A cette époque, Charles devient le capitaine De Gaulle, grade reçu à titre définitif le 3
septembre 1915. A la même période, il était à nouveau mis à la tête d'une
compagnie: la 10ème mais perd son titre d'Officier Adjoint. Même en temps de guerre,
avoir le bras long peut servir! Être Officier Adjoint attire les convoitises.
Tout ça pour dire qu'un beau matin, le 25 octobre 1915, le lieutenant-colonel
Boud'hors, lui lit le courrier reçu.
Par ordre, le capitaine de Gaulle prend le commandement de la 10ème compagnie.
Le lieutenant Aras-Delange prend les fonctions d'adjoint au chef de corps.
Et Charles continua à exercer sa fonction d'officier de l'Armée française.
Et les semaines passent, le régiment est régulièrement repositionné, les coups de
main sont fréquents, la guerre se déroule malgré un froid et des pluies incessantes.
C'est une préoccupation continuelle des soldats en première ligne.
De Gaulle qui commande la 10ème voit ses efforts récompensés quand il constate la
parfaite connaissance, par ses hommes des consignes contre les attaques de gaz,
arme qui apparut à Ypres en avril 1915. " en est félicité par la hiérarchie. Le reste de
l'année 1915 se passe sous les pluies diluviennes qui rendent toute offensive
d'envergure infaisable.
Novembre 1915
Le 16 novembre 1915, le 33ème R.I retourne dans le secteur de Pontavert.
Les 10ème compagnie du Capitaine de Gaulle et la 12ème, sont positionnées à
l'ouvrage de la carrière et le Bois Marteau.
La 10ème a ordre de tenir les lisières du bois Marteau face au bois franco-allemand.
La 10ème compagnie quitte le bois Marteau le 19 novembre et va au repos à
Ventelay pour quelques jours, ce qui lui permet de remettre en état armement et
barda. Ventelay où ils étaient auparavant. Et il faut toujours recommencer! Nouveau
cantonnement, nouveaux aménagements!
Le régiment étant resté dans la région de Pontavert-Berry-au-Bac, de mi-février à
mi-novembre soit près de 9 mois.
La 4ème brigade - La Pêcherie
Le 17 septembre 1914, la 4ème brigade perd le colonel Doyen tué au sud de la Ville
aux Bois. C'est le colonel Levy du 110ème R.I qui prend le commandement de de la
brigade.
Le 21 septembre les unités de, la 4ème brigade sont amenées à bivouaquer à la
Ferme de la Pêcherie. Elle a pour mission d'organiser la partie est de la tête de pont
de Pontavert soit de la Miette au chemin Pontavert-La Ville aux Bois.
Ils y installent une ligne de résistance de la Pêcherie à la cote 54.
Durant plusieurs jours, l'installation se fait sous la canonnade de l'ennemi.
Le 16 septembre 1914, l'ensemble de la vème armée a ordre de se redéployer sur le
front de l'Aisne.
La 2ème Division d'infanterie stationnera dans le secteur la Ville-aux-Bois.
Pontavert
La 4ème brigade (8ème R.I et 110ème R.I) a d'abord pour ordre de stationner à Roucy à
5 km au sud de Pontavert et d'attaquer dans la nuit du 16 au17 septembre la Ferme
du Choléra. Elle est ensuite affectée autour de la ferme de la Pêcherie où, elle y
installera son Quartier-Général. Voir cartes 9 et 10
Arrivant en terrain inconnu, le 5ème se heurte à de fortes tranchées qu'ils ne peuvent
prendre qui se traduisent par de fortes pertes dont le colonel Doyen à la tête de la
4ème Brigade qui sera remplacé par le colonel Lévy du 110éme R.I.
La brigade retourne vers son cantonnement.
Les unités de réserve vont stationner à la ferme de la Pêcherie où elles
organiseront la défense du secteur de la Miette au chemin Pontavert-La Ville-aux-
Bois.
Ce qui se fera sous la mitraille de l'ennemi.
Du 23 septembre au 14 octobre, ordre est à nouveau donné d'attaquer la Ferme du
Choléra ce qui ne donnera rien, surtout à cause des barbelés installés sur les
défenses allemandes.
Le 14 octobre, un bataillon de Zouaves s'installe à la Pêcherie.
Le 15, ordre est donné de sursoir à toute attaque.
Le 17 octobre, les allemands s'emparent de la totalité de la ferme du Choléra.
Durant plusieurs jours, en cette deuxième quinzaine d'octobre, avec l'aide des
compagnies régimentaires du Génie, des travaux d'organisation ont lieu sur le
secteur de la Pêcherie.
L'été splendide de 1914 s'était mué en un automne froid et pluvieux. Les premiers
abris construits suintaient encore plusieurs jours après chaque pluie. L'hiver qui
succéda fut glacial avec des températures de -10 sur l'Aisne.
Le 28 octobre Des travaux pilotés par le Génie, créent des abris blindés dans le
secteur: La Pêcherie en fait partie.
Le tout sous les bombardements de l'ennemi.
Une batterie française (8ème du 27ème) s'installe à la Pêcherie. Elle exécute dès lors,
en cette fin octobre, des tirs très bien réglés sur les tranchées allemandes.
Les objectifs: le bois de la Mine, sur le secteur du Choléra, le bois de la Miette, le
bois franco-allemand et le bois des Boches. Elle bouleversera régulièrement de
nombreuses tranchées allemandes.
Début décembre, l'ennemi tirait peu ce qui permit d'améliorer les tranchées et abris.
Une longue passerelle relia le canal à la ferme de la Pêcherie.
Dans cette nouvelle organisation, le Mont Doyen devient un excellent observatoire.
La Pêcherie qui sert de poste de secours et de poste de commandement, sont visés
presque quotidiennement.
Voir schéma autour de la Pêcherie.
Le 29 novembre, la Pêcherie est violemment bombardée.
C'est la batterie de la Pêcherie qui sera visée le 03 décembre.
A 11 h, un obus tombe sur une grange et blesse 6 hommes.
Le 04, nouveau bombardement qui blesse 7 hommes.
Le 06 décembre, c'est le poste de secours qui est visé, tuant 3 chevaux.
Le bombardement devenant systématique, la fermière de la Pêcherie, sa fille et la
domestique quittent la ferme qui est complètement évacuée.
Durant plusieurs jours, s'abattent quantité d'obus sur le secteur de la Pêcherie.
Un incendie se déclare même à la ferme le 07 décembre.
L'ennemi semble avoir retiré progressivement, pour l'utiliser ailleurs, une partie de
son artillerie.
Le 09 décembre, le 110ème cède le secteur au 14ème et va cantonner à Fismes.
L'hiver s'installant, les activités dans le secteur de Pontavert et La Ville-aux-Bois vont
ralentir. Mi-janvier de fortes pluies feront déborder l'Aisne. La Pêcherie est
comparée à une île. La Pêcherie va se retrouver un peu plus tard au centre des
opérations lors de la bataille du Chemin des Dames
La guerre à distance
Si Charles de Gaulle reste toute sa vie discret sur son expérience durant la Première Guerre mondiale, c’est sans doute à cause du traumatisme et de la frustration militaire que représenta pour lui la captivité. De sa prison d’Ingolstadt en Bavière, en 1917, de Gaulle prononce plusieurs conférences devant d’autres officiers prisonniers comme lui.
Lors de la première, il analyse la guerre telle qu’il a vécue, notamment en 1915 : “ […] ces assauts sans illusion exécutés contre des réseaux de fils de fer barbelés intacts et profonds où les meilleurs officiers et les meilleurs soldats allaient se perdre et se faire tuer comme des mouches dans des toiles d’araignées…, dit-il.
Informé des troubles dans l’armée française au printemps 1917, il livre son analyse devant ses camarades en relation, là encore, avec sa propre expérience et sans épargner le haut-commandement : “La défaillance ultérieure de certaines unités dont vous avez tous entendu parler, n’a guère, à mon humble avis d’autre motif que la démoralisation résultant de ces expériences lamentables où l’infanterie qui en fut l’instrument toucha, je vous l’assure, le fond du désespoir. Prise chaque fois entre la certitude de la mort sans aucun résultat, à dix mètres de la tranchée de départ, et l’accusation de lâcheté qu’un commandement trop nerveux et du reste sans illusion lui-même, lui prodiguait aussitôt si ces pertes n’étaient pas jugées suffisantes pour que l’on pût se couvrir avec ces morts vis-à-vis des échelons supérieurs.” Libéré en novembre 1918, de Gaulle va reprendre rapidement sa carrière militaire, bien décidé à combler sa douloureuse captivité par l'action.
Ce n'est pas fini
J'espère que ces informations sur la présence du Lieutenant et Capitaine de Gaulle sur Pontavert et notamment à La Pêcherie lors de la première guerre mondiale, ont retenus votre attention.
Il reste malgré tout de nombreux points, sur cette présence, à éclaircir.
Philippe Rasero

























